Chaque année, à la rentrée, un même scénario se répète : alors que les bureaux retrouvent leur effervescence, certains collègues bouclent leurs valises direction la plage ou l’étranger. Ce sont les septembristes, ces salariés qui choisissent de partir en vacances en septembre. Une pratique en plein essor, mais qui suscite souvent des regards en coin, entre jalousie, suspicion et admiration discrète. Alors, pourquoi font-ils grincer des dents… tout en séduisant de plus en plus de Français ?
Sommaire
- 1 Septembristes : qui sont ces vacanciers hors-saison ?
- 2 Moins de stress, plus d’économies : leurs avantages indéniables
- 3 Pourquoi les collègues grincent-ils des dents ?
- 4 Le double effet « Kiss Cool » : la ruse des septembristes
- 5 Le portrait-robot des septembristes
- 6 Les points positifs (que personne n’avoue)
- 7 Un phénomène amplifié par l’évolution des habitudes
- 8 Septembristes : malins ou opportunistes ?
- 9 FAQ – Septembristes et vacances décalées
Septembristes : qui sont ces vacanciers hors-saison ?
Partir après tout le monde, quand les collègues ont déjà rangé leurs serviettes de plage et replongé dans leurs dossiers, voilà ce qui définit les septembristes.
👉 En 2024, 27 % des Français ont choisi septembre pour leurs congés, soit autant qu’en juillet et à peine moins qu’en août (32 %). Des chiffres en hausse, preuve que le phénomène prend de l’ampleur.
Souvent jeunes, sans enfants, ou simplement en quête d’économies, ces salariés profitent d’un calendrier plus souple et d’une vie professionnelle plus flexible. Mais cette liberté ne plaît pas à tout le monde…
Moins de stress, plus d’économies : leurs avantages indéniables
Soyons honnêtes : si les septembristes agacent, c’est aussi parce qu’ils ont tout compris.
- Des prix cassés : hôtels, locations et billets d’avion sont bien plus abordables qu’en plein mois d’août.
- Moins de foule : plages, musées et restaurants respirent à nouveau après la cohue estivale.
- Moins de stress au bureau : l’été est souvent plus calme, avec des chefs absents et une charge de travail allégée.
- Des congés stratégiques : en partant après la reprise, ils évitent la bataille pour obtenir “les meilleures semaines”.
En résumé, ils partent plus sereins, pour moins cher et avec moins de contraintes. De quoi provoquer quelques crispations chez les collègues restés coincés au bureau en septembre…
Pourquoi les collègues grincent-ils des dents ?
L’agacement des autres salariés est réel, et il repose sur plusieurs perceptions bien ancrées :
- “Ils travaillent moins” : difficile de croire qu’ils ont réellement bossé en juillet-août, quand tout tournait au ralenti.
- “Ils en profitent deux fois” : festivals, week-ends prolongés et barbecues en été… puis grandes vacances en septembre.
- “Ils nous laissent le sale boulot” : septembre, c’est la rentrée, les gros dossiers reprennent… et eux disparaissent.
Comme le résume un manager : « C’est un peu la hantise des chefs. On a l’impression qu’ils en ont plus que les autres. »
Le double effet « Kiss Cool » : la ruse des septembristes
Certains parlent même de stratégie subtile : tenir les bureaux en été quand tout est calme, puis partir une fois l’agitation revenue.
Un rédacteur en chef adjoint l’avoue avec humour : « C’est le bon plan. Tout le monde sait que l’été, on glande la moitié du temps. Et eux, ils se barrent en septembre, au moment où tout le monde doit cravacher. »
Cette attitude amuse autant qu’elle agace, mais elle révèle surtout un rapport différent au temps de travail.
Le portrait-robot des septembristes
Sans surprise, on retrouve souvent le même profil derrière ces congés décalés :
- des salariés plutôt jeunes,
- sans enfants (et donc sans contraintes scolaires),
- doués et organisés, capables de justifier leur choix sans nuire à leur carrière.
Avec le temps, beaucoup finissent cependant par rejoindre les rangs des “aoûtiens” ou “juillettistes” une fois devenus parents.
Les points positifs (que personne n’avoue)
Si certains râlent, beaucoup reconnaissent que les septembristes apportent aussi des bénéfices à l’entreprise :
- Ils ne monopolisent pas les semaines d’août souvent très demandées.
- Ils assurent une présence précieuse en été, quand d’autres sont déjà en vacances.
- Ils soulagent la planification RH, évitant les conflits de planning.
En clair, sans eux, le mois d’août serait un désert complet au bureau.
Un phénomène amplifié par l’évolution des habitudes
Autrefois, la question se posait moins : beaucoup d’usines ou de bureaux fermaient en août. Aujourd’hui, avec la mondialisation, le télétravail et les billets low-cost, partir en septembre est devenu bien plus simple.
Et puis, avouons-le : avec les destinations soleil (Grèce, Espagne, Thaïlande…), septembre est souvent synonyme de météo idéale. Qui dit mieux ?
Septembristes : malins ou opportunistes ?
Finalement, faut-il les jalouser ou les applaudir ?
✅ Ils sont stratèges, malins, et profitent d’un timing parfait.
❌ Ils laissent parfois leurs collègues gérer le gros de la rentrée.
Mais au fond, chacun choisit ses vacances en fonction de ses priorités. Les septembristes ne sont pas des tire-au-flanc, juste des salariés qui ont compris comment tirer parti du calendrier… au risque de nourrir quelques rancunes au bureau.
FAQ – Septembristes et vacances décalées
Pourquoi les vacances en septembre coûtent-elles moins cher ?
Parce que la haute saison (juillet-août) est passée. Les prix des vols et hébergements chutent dès septembre.
Les septembristes sont-ils mal vus par leurs managers ?
Certains managers trouvent compliqué de gérer leur absence à la rentrée, mais ils apprécient aussi leur présence en août.
Quels sont les avantages de partir en septembre ?
Moins de monde, des tarifs réduits, une météo agréable et une ambiance plus détendue.
Qui peut vraiment partir en septembre ?
Principalement les personnes sans enfants scolarisés et celles qui disposent d’horaires flexibles.






















