Test Salomon S/Lab Ultra Glide : confort et performance

Coureur trail sur sentier montagneux avec forêt et montagnes
Tests

Présentée à l’UTMB 2024 et commercialisée en décembre de la même année, la Salomon S/Lab Ultra Glide a immédiatement suscité l’intérêt des adeptes de longues distances. Romain Berger, chef de produit chez Salomon pour ce modèle, a piloté une conception axée sur un dessein clair : présenter la chaussure d’ultra la plus confortable de la gamme S/LAB. Résultat ? Une chaussure taillée pour les 100 miles, mais qui mérite qu’on regarde de près ce qu’elle a dans le ventre.

À retenir

Idées principales Détails
🎯 Positionnement ultra-distance Chaussure confortable présentée à l’UTMB 2024, taillée pour les 100 miles.
⚙️ Caractéristiques techniques 297 grammes en taille 42, stack maximaliste de 41 mm talon, drop 6 mm.
💺 Amorti optimisé Mousse OptiFoam+ sous voûte plantaire injectant rebond et légèreté remarquable.
🦶 Économie musculaire Base évasée limitant travail cheville et cuisses, retardant fatigue longue distance.
🌍 Adhérence terrain Excellent sur sols meubles gras boueux, instabilité notable descente rocailleuse.
🔧 Améliorations version 1.5 Coque talonnière élargie, col protecteur Achille, toe box cohérente.
💰 Positionnement tarifaire 250 euros, prix justifié par technologie réelle malgré débat concurrence.

Caractéristiques techniques de la Salomon S/Lab Ultra Glide

Commençons par les chiffres qui parlent d’eux-mêmes. La chaussure affiche 297 grammes en taille 42 (version Ultra Glide 2), un poids remarquable compte tenu du gabarit de sa semelle. Le stack atteint 41 millimètres au talon et 35 millimètres à l’avant-pied, pour un drop de 6 millimètres. On est clairement dans le registre maximaliste.

La semelle intermédiaire mérite une attention particulière. La première version embarquait l’Energy Foam, remplacée dès septembre 2025 dans la version 1.5 par l’OptiFoam, une mousse sans oléfine offrant un amorti plus généreux. Mais le vrai gain vient de la couche d’OptiFoam+, une super-mousse combinant Peba et Eva, positionnée sous la voûte plantaire pour injecter du rebond là où la fatigue s’accumule le plus sur les ultras.

À découvrir également :  Rentrée scolaire : « J’ai longtemps été le bon petit serviteur de l’éducation nationale. Maintenant, je prends mes distances », le coup de gueule des enseignants

La semelle extérieure s’appuie sur la technologie relieveSPHERE, fruit de six années de recherche biomécanique selon les développeurs. Ces fentes sphériques créent une géométrie ondulée qui absorbe les chocs ponctuels et réduit les tensions sur les zones sensibles du pied. Les crampons Contagrip All Terrain mesurent 4 millimètres de profondeur, avec une gomme optimisée pour l’adhérence et des pavés de freinage bien définis.

Caractéristique Valeur
Poids (taille 42) 297 g
Stack talon / avant-pied 41 mm / 35 mm
Drop 6 mm
Profondeur crampons 4 mm
Prix 250 €

Le système Quicklace facilite le chaussage et déchaussage en course, mais franchement, il ne remplace pas un laçage classique pour un ajustement précis au médio-pied. La languette épaisse — certes très confortable — atténue la tension et empêche de bien ressentir le serrage. La technologie EndoFit maintient correctement la languette plaquée, et le SensiFit enveloppe le pied de façon cohérente.

Confort et accroche sur le terrain : le test en conditions réelles

Dès la première sortie — 40 kilomètres et 1 500 mètres de dénivelé positif — la chaussure s’est montrée immédiatement accueillante. Aucune phase de rodage, aucune ampoule. Le contrefort moelleux enveloppe le talon sans contrainte, et l’OptiFoam+ sous la voûte procure une sensation de légèreté surprenante malgré l’épaisseur de la semelle.

L’économie musculaire est clairement le point fort de ce modèle. La base hyper évasée limite le travail de la cheville et des muscles latéraux des cuisses, retardant l’apparition de la fatigue sur les longues heures de course. Les filtres terrains intégrés à la semelle absorbent les irrégularités avec une efficacité réelle — la sensation de survoler le sol est bien présente, sans tomber dans le moelleux excessif des modèles qui font perdre tout contact avec le terrain.

À découvrir également :  Combien de temps dure une partie de bowling ? Durée moyenne

Sur sols compacts, meubles, gras ou boueux, l’accroche est polyvalente et fiable. La S/Lab Ultra Glide 1.5 surpasse clairement les modèles précédents comme la S/LAB Ultra V2 dans les conditions humides et hivernales, notamment en sous-bois. En revanche, sur terrains rocailleux ou racines, les limites apparaissent vite. Les fentes sphériques induisent une instabilité notable en descente sur sentiers caillouteux — un vrai point de vigilance si votre terrain de jeu habituel ressemble aux pierriers alpins.

Voici les qualités et défauts identifiés lors du test :

  • Amorti maximal sans effet « coussin d’air » déstabilisant
  • Accroche superbe sur sols meubles, gras et sablonneux
  • Économie musculaire remarquable sur les longues distances
  • Respirabilité efficace avec séchage rapide
  • Instabilité en descente sur terrains accidentés
  • Mesh qui s’imbibe rapidement par temps de pluie, alourdissant la chaussure
  • Système Quicklace insuffisant pour un ajustement fin

La S/Lab Ultra Glide face à la concurrence ultra-trail haut de gamme

À 250 euros, la question du positionnement tarifaire se pose légitimement. Selon RunMag, ce prix ne serait pas entièrement justifié face à la concurrence — un avis que je comprends, même si la technologie embarquée est réelle.

Par rapport à la S/LAB Genesis, la Ultra Glide 1.5 est moins dynamique, moins agile sur terrains techniques, mais nettement plus confortable sur la durée. La Genesis reste la référence Salomon pour la vitesse et la précision — l’Ultra Glide cible un autre public. Face à la S/LAB Ultra V2, les deux forment d’ailleurs le duo idéal pour les formats 100 miles chez Salomon : la V2 excelle sur carrossable dur, l’Ultra Glide sur terrains mixtes et gras.

À découvrir également :  Tableaux VMA : Découvrir comment booster vos performances 

Comparée à l’Asics Trabuco Max 4 ou à la Saucony Xodus 4, la Ultra Glide 1.5 affiche une instabilité légèrement moindre — ce qui reste un compliment relatif dans cette catégorie maximaliste. Elle se montre plus stable que les Hoka Mafate 5 et offre des transitions plus fluides. Si le confort maximal pour mieux courir vous attire, sachez que l’approche de Salomon reste plus dense et connectée que la philosophie Hoka, ce qui conviendra mieux aux coureurs cherchant un minimum de retour proprioceptif.

La version 1.5 corrige les défauts majeurs de la première édition : la coque talonnière élargie élimine les frottements au-dessus du talon signalés par de nombreux utilisateurs, le col moins incliné protège le tendon d’Achille, et la toe box améliorée offre un maintien avant-pied plus cohérent. François d’Haene, qui a contribué aux modèles S/Lab Ultra précédents, a clairement influencé l’ADN de confort de cette lignée — et ça se ressent sous le pied dès les premières heures.

Articles à la une

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *